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    Hello tout le monde !

     

    Parfois, les écrivains ont besoin de laisser parler leurs sentiments les plus intimes.
    C'est ce que je viens de réaliser avec un nouveau texte "Prison de verre".

    Je vous laisse le découvrir dans la rubrique "Textes Divers".

     

    Bonne lecture à tous.

     

    PS : Je reviens bientôt ici mettre un peu de nouveauté !

     

    + Luvinia Wolf +


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    Prison de verre

     

    Enfermée dans cette prison de verre, elle observe le monde en son sein. Les tourments qu’elle a subis au cours des décennies l’ont brisé, son cœur si fragile est fissuré.
    Elle donne l’impression d’être froide, arrogante… Mais n’est-ce pas juste un costume revêtu pour masquer ses blessures ?
    Tant d’espérance en l’humanité, mais qui depuis sa naissance lui a écorché son âme. Elle s’est parfois vouée corps et âme pour autrui, ne recherchant rien en retour. Aider son prochain était simplement un sentiment de bien-être et de devoir accompli dans sa vie.


    La douleur et les souffrances d’autrui ont petit à petit commencé à s’infiltrer par tous les pores de sa peau, souillant davantage sa compassion. Pourquoi soutenir les autres quand ils ne font que se blesser ? Pourquoi aider aujourd’hui encore quand on l’a constamment malmenée durant sa vie ?
    Sa prison de verre est devenue sa demeure, sa protectrice. Elle ne supporte plus le contact humain ni les blasphèmes, la douleur immorale de l’humanité qui se bat contre des idéaux stupides. Après avoir tant donné, son cœur a fini par s’assécher venant durcir au sein de sa poitrine.


    Pourtant, à l’instant présent elle déteste la personne qu’elle est devenue… Elle n’aime pas être mauvaise… Elle a toujours tendu la main, mais l’incapacité à réitérer son geste la bouleverse plus qu’elle ne voudrait l’admettre.
    Alors, elle contemple le monde qui continue sa route. Son point d’observation est sûr, elle est à l’abri. Mais peut-on rester prisonnier à jamais de l’univers ? N’aura-t-elle pas des remords ? Les regrets sont déjà si nombreux… Il lui suffirait d’une confirmation, une seule preuve pour la faire sortir de sa coquille de cristal. Avoir foi en autrui. Parfois, nous n’avons pas besoin d’aide pour survivre, mais une main tendue est toujours la bienvenue. Elle ne le dira jamais, engoncée dans cet orgueil qui a envahi son âme depuis trop longtemps. L’écoute, la compréhension, l’amour peuvent contribuer à sa délivrance.
    Est-ce que tous les gens bons ont disparu ? Restent-ils des personnes altruistes prêtes à aider son prochain sans rien attendre en retour ? Malheureusement, ils sont si peu nombreux.
    En attendant que le monde se réveille, elle continuera son observation du haut de sa tour d’ivoire, cherchant un quelconque moyen de protéger son âme contre le mal qui ronge l’être humain.

     

     

     

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    « C’était Raiponce, qui dans sa solitude passait le temps en chantant et faisait résonner sa douce voix. » - (Grimm's Tales)

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  • La nuit avait déjà enveloppé le soleil de son manteau ténébreux, plongeant les rues dans la douce noirceur. Seules les lumières artificielles venaient traverser avec difficulté cette sombre épaisseur, faisant naître sur la surface des bâtiments des ombres menaçantes, nourrissant sans cesse l’esprit des hommes par une peur immuable. Qui n’était pas inquiet dès que la lumière commençait à décroitre ?

    Une boule se forma dans le creux de l’estomac d’une jeune femme qui venait de quitter un club pour rentrer chez elle. Cette peur, elle la ressentait autour d'elle, une sensation d’être épiée par un inconnu au détour d’une ruelle. Ses talons claquaient sur les pavés, Elle pressa le pas, la peur gouvernant le moindre de ses mouvements, la rendant ainsi de plus en plus vivante. Cette peur était devenue un être humain à part entière. La jeune femme aperçut enfin son immeuble à quelques mètres d’elle, un soupir de soulagement s’échappa lentement entre ses lèvres. Elle était bientôt en sécurité, rien ne lui arriverait ce soir ! Avec tout ce qu’elle avait entendu ces derniers jours, ces morts inexpliquées en pleine nuit avaient fait croître son angoisse plus que de raison. Elle ralentit automatiquement croyant qu’elle était à l’abri, mais soudain quelque chose qui lui frôla la main… Elle se retourna brusquement pour essayer de comprendre qui venait de la toucher, mais seules les ténèbres l’entouraient avec un silence peu naturel. Son cœur martela sa poitrine avec une fureur déraisonnable, la jeune femme se mit à courir en direction de la porte de l’immeuble, priant que ce ne fût que son esprit qui lui jouait un mauvais tour.

    C’est alors que son regard fut attiré par un étrange phénomène. Une ombre se mouvait sans raison, se transformant en une fumée brumeuse, sombre et qui prit la forme d’un homme à la carrure imposante. L’obscure apparition semblait se moquer d’elle, on ne distinguait aucun visage ni la moindre parcelle de peau. Il n’était fait que de brume ou d’ombres... La seule chose que l’on pouvait apercevoir était la couleur rouge irradiant de ses prunelles. Ses yeux étaient la promesse de perversité et de douleur à venir. Brusquement, la créature s'élança à une vitesse inhumaine, elle percuta la jeune femme violemment, mais la jeune femme ne sentit aucune onde de choc. Seulement un froid intense qui lui parcourut le corps, l’empêchant de respirer normalement ou d’esquisser le moindre mouvement. La peur était décuplée, une peur qui se liait petit à petit et inexorablement à la mort. Elle voulut crier mais aucun son ne sortit de sa gorge, ses poumons ne se gonflaient plus d’air, quelque chose à l’intérieur l’empêchait de reprendre son souffle. La créature réapparut devant ses yeux larmoyants, la jeune femme était toujours incapable de faire le moindre geste.

    A cet instant, le voile brumeux disparut, révélant l’homme qui s’y cachait. Il était vêtu de noir, un masque lui camouflait le bas du visage, ses cheveux étaient courts et d’un noir de jais. Seuls ses yeux rougeoyants attiraient le regard tant la couleur contrastait avec le reste. La peur tenaillait le ventre de la femme, elle était prise au piège, sans espoir de survivre.

    La sinistre créature se jeta violemment contre elle, son crâne frappa avec force le bitume. Un liquide chaud et visqueux coula le long de sa nuque, sa vue se brouilla de plus en plus, distinguant à peine les alentours. Le monde qui l’entourait tangua dangereusement, un début de nausée venait de naître au creux de son estomac, mais cela n’empêcha aucunement la créature de continuer ses coups violents. Son crâne explosa petit à petit en morceaux, les matières visqueuses coulèrent lentement à côté du corps inerte. Le monstre impassible regarda le sang qui maculait ses gants de cuir. Sous son masque, ses lèvres s’étirèrent en un sourire de contentement.

    Délicatement, il posa une main sur le front de la jeune femme, qui fut jadis une jolie blonde. Seuls ses yeux démoniaques purent discerner le phénomène qui s’en suivit : l’âme de sa victime quittait son corps. Elle fut alors retenue par cette créature. Il en avait besoin, un besoin primal qui lui permettait de survivre dans ce monde, c’était son ambroisie pour conserver son immortalité. Au fur et à mesure, sa main se mit à luire d’une étrange lueur, un fil invisible qui liait sa victime à son corps. De son autre main, il retira son masque, laissaint apparaître un visage banal. Quelques secondes suffirent pour que ce visage se transformât, sa bouche s’élargissait avec des dents acérées comme des lames de rasoir, de sa langue surdimensionnée, tel un serpent vint s’enrouler autour de cette âme et l’avala purement et simplement dans un procédé qui restait inconnu aux yeux des hommes. Une nouvelle disparition dans la ville, une nouvelle mort.


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    Cela faisait plus de deux heures que le Humvee avalait des kilomètres de bitume gelé. Le groupe préférait continuer leur chemin jusqu’à la nuit tombée. Ils devaient à tout prix trouver un abri avant que les créatures ne les pourchassent encore.
                Julian était au volant, le serrant de toutes ses forces. La scène qu’ils avaient vécue quelques heures plus tôt hantait toujours son esprit. Son arme braquée sur ce traître… Seulement, il avait tiré à quelques centimètres de son visage. Il n’avait pas eu le cran de l’achever ! Au fond de lui, il se maudissait pour cela. Il était certain que ce fourbe viendrait de nouveau leur mettre des bâtons dans les roues dans un avenir proche.
                Machinalement, ses yeux fixèrent le rétroviseur où il put distinguer l’ex -pseudo-militaire endormi à l’arrière, sous la bonne garde de Kali. Considérant cette dernière, Julian de par son instinct de flic, savait qu’elle leur cachait quelque chose d’important. Depuis qu’elle était revenue de la tour radio, elle se comportait étrangement. Elle avait expliqué que Duncan avait su retrouver la trace de l’Ombre grâce aux fréquences radio. Une prouesse dont le jeune homme fut chaudement félicité. Mais la question qui demeurait était : « Pourquoi Kali s’échinait-elle à vouloir abattre l’Ombre ? ».


                Ainsi, ils se trouvèrent de nouveau sur la route en direction de Salt Lake City. D’après leurs calculs, il y en avait pour un jour, voire deux avec les créatures qui rôdaient autour d’eux. Tout à ses pensées, il ne faillit pas entendre l’ordre de Kali.

                – Arrêtons-nous ici.

                Il observa ainsi les lieux. Noyé au sein d’une épaisse couche de neige, une cabane décrépie y survivait malgré tout. Doucement, le quadragénaire gara le véhicule à proximité. Le groupe était sur leurs gardes. La nuit ayant pris l’avantage, tous se cramponnèrent à leur arme de poing.

                – Nous allons réellement passer la nuit ici ? murmura Lise.

                La quadragénaire était sortie de son état léthargique depuis qu’ils étaient remontés dans le blindé. Julian était soulagé, devoir la protéger sur la route aurait été plus compliqué. Ils ne pouvaient pas se permettre de relâcher leur vigilance.

                – Malheureusement, il n’y a pas d’autre solution, répondit Julian. Il n’y a pas d’habitation à proximité. On va devoir établir des roulements pour la garde.

                Tous hochèrent vivement la tête. Ils étaient prêts à se battre si nécessaire. C’était plaisant de voir que l’humain pouvait encore s’entraider, même si pour cela il devait se trouver au seuil de la mort.
                Ainsi, ils descendirent du véhicule avec prudence, observant avec attention les alentours. Tout paraissait calme, trop peut-être au goût de Julian. D’un pas rapide, ils se dirigèrent vers la bâtisse, puis se déployèrent autour pour inspecter le lieu. Aucune créature ne semblait s’être logée dans les ronces. Après un regard, ils refermèrent la porte derrière eux.
                Ils entreprirent une fouille expéditive de l’édifice. Évidemment, ils ne trouvèrent rien d’utile pour la suite du périple. La seule chose qui les réconfortèrent fut la cheminée qui paraissait encore tenir debout pour servir. Ils allaient pouvoir se réchauffer cette nuit, c’était une nouvelle plutôt plaisante. Julian se proposa machinalement pour aller chercher quelques morceaux de bois qui traînaient aux alentours. À sa grande surprise, Lise décida de l’aider dans sa tâche. Heureux de ce regain d’énergie chez la mère éplorée, Julian acquiesça avec joie.

                Une bourrasque glacée vint les accueillir dès qu’ils furent à l’extérieur. La neige tombait de nouveau abondamment, la progression vers Salt Lake City allait devenir périlleuse au cours des prochaines heures. Ils avancèrent en silence pendant plusieurs minutes, avant que Lise vienne troubler la quiétude dans un léger souffle.

                – Je suis navrée d’être restée sans rien faire pendant que vous risquiez tous vos vies.

                Julian ne se retourna pas, mais il l’écouta avec la plus grande attention.

                – Ne t’inquiète pas, Lise. Nous savons tous que la perte de... Jessie a été un choc épouvantable pour toi. Je suis l’une des personnes les mieux placées pour te comprendre. Je pense qu’à l’heure actuelle, nous avons tous perdu un être qui représentait toute notre vie.

                Après ses propres mots, Julian se tourna enfin vers sa camarade. Malgré les ténèbres, il pouvait distinguer très clairement les larmes qui brillaient au fond de ses yeux.

                – Tu es un homme extrêmement généreux. C’est... pourquoi je pense que tu es le seul qui puisse m’aider...

                Elle semblait l’implorer de toute son âme pour lui venir en aide, une supplique muette, mais qui avait une signification dramatique pour l’ex-policier. Combien de fois avait-il pu apercevoir ce regard désespéré ? Ce monde qui était désormais le leur, venait exacerber cette pression sur les épaules des plus faibles, ne désirant plus qu’une chose ici bas : la mort.
                Il n’avait pas pu l’accorder à un être abject qui pourtant le méritait amplement. Après tout, il était responsable du décès de Jessie. Pouvait-il ainsi donner la mort à une personne honnête et innocente comme Lise ? Non. Certainement pas.

                – Lise... Ce que tu me demandes est trop... merde ! Ce n’est pas raisonnable ! lui rétorqua-t-il plus fort qui ne l’aurait voulu.

                – Raisonnable ? Crois-tu réellement que nous vivons désormais dans un monde raisonnable ? Que me reste-t-il aujourd’hui ? La seule chose qui nous attend, Julian, c’est la souffrance : lente et douloureuse ! Tu le sais aussi bien que moi ! Or, contrairement à vous tous, je ne suis pas faite pour cela. La seule chose que je désire ardemment, c’est rejoindre mon mari et ma fille ! Je préfère périr de la main d’un ami que par un de ces monstres ! Cria-t-elle au bord de l’hystérie.

                – Si je consens à t’aider, Lise. Je commettrai un meurtre ! Et cela, je ne peux tout simplement pas l’imaginer. C’est hors de question.

                Pour mettre fin à cette discussion qui lui mettait les nerfs à rude épreuve, Julian lui tourna le dos, continuant la tâche pour laquelle il était sorti. Il entendit les bruits de pas de Lise qui s’éloignèrent vers la cabane. Brusquement, les cris de la femme retentirent aux alentours. Il fit volte-face rapidement, mais ce qu’il vit le déconcerta au plus haut point.


                Une sorte de créature ailée venait de s’abattre sur la quadragénaire, ses ailes noires immenses se fondaient à merveille avec les ténèbres environnantes. De forme humanoïde, elle était dotée de griffes proéminentes qui s’enfoncèrent dans la chair de Lise. Ses hurlements devinrent de plus en plus stridents, faisant sortir de la vieille cabane les autres survivants, armes à la main.  
                Un cri horriblement aigu d’outre-tombe surgi sur la droite du groupe, mais aucun œil humain arrivait à percevoir son propriétaire. Duncan eut juste le temps de se baisser pour éviter la créature.

                – C’est quoi ces trucs encore ?! vociféra-t-il.

                – Aucune idée, mais ils ont eu Lise, annonça Julian.

                Kali dégaina ses kukris, sachant que les balles ne seraient qu’une gêne dans ce combat contre des créatures invisibles. Un troisième hurlement vint rejoindre celui de ses congénères, telles des harpies, elles fondirent à nouveau sur le groupe. Megane poussa un cri d’effroi avant de se jeter sur le sol glacé, laissant une traînée de sang dans la neige.

                - Megane ! hurla Duncan.

                Il tombera à ses côtés, essayant de voir si ses blessures étaient graves. Mais la seule chose qu’il sentit n’était qu’une profonde griffe dans le bas de son dos. La jeune femme poussa un gémissement de douleur, avant de se relever péniblement.

                – Essayer de vous mettre à couvert, leur intima Julian. Je vais chercher les armes adéquates dans le Humvee.

                C’est d’un pas déterminé et tendu qu’il se dirigea furtivement vers le blindé. Même si Varek était un traître, il avait eu raison de prévoir des armes plus performantes. Le quadragénaire s’arrêta brusquement après avoir senti un frôlement dans son dos. Il effectua une roulade puis contourna le véhicule dans l’autre sens, faisant confiance à ses alliés pour le protéger.
                Arrivé à destination, il entreprit de déverrouiller une portière arrière pour attraper les objets de sa convoitise. Il récupéra une pair de jumelle de vision nocturne, ainsi que des lunettes à fixer sur les fusils d’assauts. Il se dépêcha à monter le tout avant d’avertir la future propriétaire. « La situation devient très compliquée, un entraînement adéquat pour les plus jeunes va être obligatoire » se promit l’ex-policier.

                – Kali ! Attrape !

                Il jeta le M-16 en direction de la jeune femme qui se précipita sur l’arme. Tous deux braquèrent simultanément leur arme vers le ciel. Deux immondes créatures volèrent autour de la cabane, prêtes à fondre sur Duncan et Megane accroupis dans la neige. Le regard de Julian dévia vers la troisième installé au-dessus de Lise. Le corps coupé en deux, la créature continua à s’acharner sur elle. Serrant les poings, il décida de l’abattre en premier. La rafale de balles ne tarda pas à se faire entendre au milieu de la cacophonie de hurlements monstrueux. La chose poussa des cris de douleurs, son corps fut parcouru de soubresauts, laissant dans la neige une traînée de liquide moribond. Il ne fallut que quelques secondes avant que cette dernière meure dans un éclatement sanglant.
                Kali tira en rafale sur les créatures qui continuaient à virevolter autour d’eux. L’une d’elles fut touchée, puis vint s’écraser dans un bruit sourd au milieu de la poudreuse. Julian braqua aussi tôt son arme vers la dernière, dans une parfaite synchronisation, le duo surentraîné parvint à achever le monstre qui s’effondra juste devant Duncan et Megane.

                – Dépêchons-nous de rentrer avant que d’autres bestioles arrivent, ordonna Julian.

                Personne ne se fit prier et pénétra dans la cabane. Personne n’était rassuré... Si des créatures venaient les attaquer, est-ce que la bâtisse tiendrait le coup ? Rien n’était moins sûr...

                – Bon sang ! Quelle merde ! hurla le quadragénaire.

                – Où est Lise ? demanda Megane avec difficulté, Duncan tentait de la soigner du mieux qu’il pouvait.

                Un silence s’abattit soudainement sur le groupe. Personne n’avait besoin de donner une réponse pour savoir ce qu’il était advenu de la mère éplorée. Julian aurait-il dû exaucer son souhait ? Elle venait de périr dans d’affreuses souffrances par une créature dont elle avait peur. Elle avait voulu mourir avec dignité, mais le destin avait préféré l’humilier jusqu’au bout. Lui prenant la seule chose qu’il lui restait encore, elle allait demeurer toute la nuit dehors, n’étant plus qu’un tas de chair sanglante.
                Un gémissement retentit alors dans le coin de la pièce, Varek venait de se réveiller. Les sens tourmentés, il tenta de rester debout malgré la douleur cuisante à l’arrière du crâne.

                – Putain ! On est où ?

                – Dans une cabane au milieu de nulle part, lui répondit Duncan.

                Son regard troublé parcourut le groupe d’un œil soupçonneux. Vu la mine défaite qu’affichaient les rescapés, il ne lui fallut que peu de temps pour comprendre la situation.

                – Que s’est-il passé ?

                – On s’est fait attaquer par des créatures volantes, rétorqua Julian.

                Il arma de nouveau son M-16 aux aguets, essayant de percevoir le moindre son à l’extérieur.

                – De mieux en mieux... grommela le traître.

                Il avait toujours les poignets attachés à l’aide d’une corde. Malgré sa réticence à le libérer, Julian alla le détacher. Il pouvait s’avérer utile s’ils subissaient une nouvelle attaque. Kali quant à elle n’avait pas prononcé le moindre mot depuis qu’ils étaient rentrés. Alors l’ex-policier tenta de la faire sortir de ses pensées. Il savait que quelque chose la tracassait depuis qu’ils s’étaient mis en route. Il était temps d’obtenir une réponse à cette interrogation.

                - Qu’est-ce que tu nous caches ? demanda-t-il de but en blanc.

                Les yeux bleus glacés vinrent s’accrocher aux siens. Il avait visé juste, elle leur dissimulait bien quelque chose
    .
                - Qu’est-ce que tu racontes ? interrogea Duncan. Pourquoi nous cacherait-elle quelque chose ?

                Mais seul le silence répondit à sa question. Après un profond soupir, l’étrange femme vêtue de cuir qui était venue les secourir dans le camp se mit enfin à répliquer à la question.

                – Tu as raison. Je ne vous ai pas tout raconté. Mais puisque nous formons un groupe, je pense qu’il est venu le moment où je vous avoue le véritable but de ce périple.

                Tous furent soudainement attentifs au moindre mot qui sortit de sa bouche. Le temps semblait s’être suspendu de lui-même, aussi avide que les rescapés de connaître la vérité sur l’histoire de cette étrange guerrière.

                – Je connais le responsable de ces horreurs, finit-elle par annoncer.

                – Quoi ?!

               
    – Il s’agit de mon frère jumeau, Kiran. À l’adolescence, il a été interné dans un hôpital psychiatrique à Salt Lake City. 

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    Bonsoir chers lecteurs !

    Une nouvelle MAJ a été publié sur "Obscur" avec "Interlude - 3ème nuit".

    N'hésitez pas à me laisser vos avis.

    Je vous souhaite une excellente lecture et surtout un très bon week-end à bientôt !

     

     

    + Luvinia Wolf +


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